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Domaine
Moulin Turquais
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Pour la 3ème année consécutive, la vigne  a débuté son cycle végétatif avec de très faibles réserves d'eau dans le sol .

N 'ayant eu que très peu de pluie dans le printemps, cette situation s'est rapidement avérée critique, et dès la fin de juin (fin de la floraison) de nombreuses parcelles se sont retrouvées en situation de stress hydrique important.

En effet, à ce stade, que l'on appelle la nouaison, le manque d'eau ne permet pas au cep d'alimenter suffisamment les inflorescences et provoque de la coulure (perte d'une partie des baies) ou du millerandage (formation de petits grains qui ne se développent pas).

Cette situation de sécheresse, amplifiée par les fortes chaleurs de juillet, s'est maintenue jusqu'à la mi septembre où l'on a vu un changement radical avec l'arrivée de fortes pluies orageuses.

La récolte a débuté comme prévu vers le 15 septembre, mais compte tenu de la météo, tout s'est déroulé très rapidement. Seuls quelques chenins pour les Anjou Blanc et les Coteaux du Layon restaient à vendanger pour le début d'octobre.

2006, malgré ces péripéties de fin de saison, reste un millésime de très bonne qualité.

Les vins rosés sont à nouveau très frais et fruités avec, encore cette année, de belles couleurs soutenues.

Pour les demi-secs, Rosé d'Anjou et Cabernet d'Anjou, le bel équilibre entre vivacité et " douceur " propre à ces deux appellations, est toujours au rendez-vous pour notre plus grand plaisir.

L' Anjou Blanc sec est un très beau compromis, d'une richesse raisonnable, fruité, mais surtout beaucoup de volume, de rondeur et de souplesse. Le Sauvignon Blanc, aux arômes variétaux discrets, est lui aussi très rond et souple du fait de sa faible acidité. Des vins blancs secs qui sont donc très plaisants, longs en bouche et surtout sans agressivité.

Le Coteaux du layon, d'une très belle couleur et très élégant, peut rivaliser sans complexe avec les excellents millésimes précédents. Selon vos préférences, il pourra se déguster dès à présent ou bien après quelques années de bouteilles.

Bien qu'ayant atteint une richesse en sucre plus que suffisante, l'obligation d'une récolte hâtive des cabernets a quelque peu limité la concentration des tanins et autre polyphénols dans les baies. Les Anjou Rouge, avec une structure plus souple et des arômes de fruits rouges, renouent avec la typicité de l'appellation. Ils offrent une bonne alternative aux millésimes plus riches et puissants, en s'adaptant facilement à chacune des occasions.

Voici en quelques lignes une présentation du millésime 2006, qu'il vous sera possible de déguster à partir de la fin du mois de mars.

Merci de votre attention et à bientôt…                

2006  : contraste entre sécheresse et fortes pluies…